La liste est publique et gratuite. Où la consulter au BODACC, ce qu'elle contient vraiment, et les quatre limites qui font perdre du temps aux repreneurs.
La liste des entreprises en liquidation judiciaire est publique, gratuite et mise à jour chaque jour. Elle se consulte au BODACC, le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales, sur bodacc.fr. Aucune inscription n'est nécessaire, et les annonces sont archivées depuis 2008.
Un jugement qui ouvre une sauvegarde, un redressement ou une liquidation judiciaire fait l'objet d'une publicité légale obligatoire. Le greffe transmet l'annonce à la Direction de l'information légale et administrative, qui la publie au BODACC. Cette publication fait courir les délais, notamment celui de déclaration des créances, fixé à deux mois à compter de la publication.
La gratuité n'est donc pas une faveur commerciale : elle est la condition d'une procédure opposable à tous. C'est pour la même raison que la liste est exhaustive sur les procédures ouvertes, là où un annuaire privé ne l'est que dans la limite de ce qu'il a collecté.
Le service d'alerte de bodacc.fr permet ensuite de recevoir par courrier électronique les nouvelles annonces correspondant aux critères enregistrés.
| Information | Présente au BODACC |
|---|---|
| Dénomination, numéro RCS, adresse du siège | Oui |
| Tribunal et date du jugement | Oui |
| Nature exacte de la procédure | Oui |
| Mandataire judiciaire et administrateur désignés | Oui, sans leurs coordonnées |
| Date limite de dépôt des offres | Seulement dans les avis de cession d'actif |
| Chiffre d'affaires, effectif, dirigeants | Non |
| Secteur d'activité exploitable comme filtre | Non |
| Actifs à céder, prix, état du matériel | Non |
Pour décoder une annonce ligne à ligne, le guide comment lire une annonce BODACC reprend chaque mention. Pour la différence entre les procédures, voir le guide des procédures collectives.
Le volume. Plusieurs centaines d'annonces commerciales paraissent chaque jour, toutes natures confondues. Les procédures collectives n'en sont qu'une part, et une partie d'entre elles concerne des structures qui ne se reprennent pas, comme les sociétés civiles immobilières ou les associations.
L'absence de filtre métier. Le BODACC ne permet pas de chercher « les boulangeries du Finistère ». Le code d'activité ne figure pas dans les critères de recherche, alors que c'est le premier tri que fait un repreneur.
L'adresse publiée est celle du siège. Une société immatriculée à Paris et exploitant en province ressort sous Paris. Pour un repreneur qui cherche près de chez lui, l'écart est loin d'être anecdotique.
Le silence sur l'entreprise elle-même. Ni chiffre d'affaires, ni effectif, ni ancienneté, ni comptes déposés. Or ce sont ces éléments qui décident si le dossier vaut un déplacement.
Une annonce ne dit pas si le dossier est encore ouvert aux offres. Seul le mandataire ou l'administrateur judiciaire peut le confirmer, et c'est le premier appel à passer.
Le BODACC publie les trois procédures, et beaucoup de repreneurs cherchent la mauvaise.
La liquidation judiciaire signifie que le redressement est impossible. Sans poursuite d'activité, il n'y a plus d'entreprise à reprendre, mais des actifs à racheter au liquidateur : le fonds de commerce, le matériel, le stock, parfois le droit au bail. Les délais sont courts et les prix se négocient sous le contrôle du juge-commissaire.
Le redressement judiciaire laisse l'activité en marche pendant une période d'observation. C'est là que se trouvent les plans de cession, donc les reprises d'entreprise au sens plein : salariés, contrats et clientèle compris.
La sauvegarde concerne une entreprise qui n'est pas en cessation des paiements. Le dirigeant reste aux commandes et la reprise par un tiers y est rare, sans être impossible.
Une liste qui mélange les trois se lit mal. Un repreneur qui cherche une activité en marche filtre les redressements ; un repreneur d'actifs suit les liquidations avec poursuite d'activité, où le tribunal fixe une date limite de dépôt des offres.
L'annonce, elle, reste publiée indéfiniment : le BODACC est un journal, pas un état des lieux. Une recherche sans filtre de date ramène donc des procédures closes depuis des années, avec des entreprises radiées ou déjà cédées.
C'est la confusion la plus coûteuse pour un repreneur débutant. La bonne lecture consiste à croiser trois éléments : la date du jugement d'ouverture, les annonces postérieures sur la même société, et un appel au mandataire. Une procédure ouverte il y a plus de six mois sans annonce de cession a, le plus souvent, déjà été arbitrée.
Les recherches les plus fréquentes ne portent pas sur la France entière, mais sur un numéro de département : « liste des entreprises en redressement judiciaire gratuit 33 », « liquidation judiciaire 35 », « entreprises en difficulté 69 ». Le BODACC accepte ce filtre, sur l'adresse du siège publiée dans l'annonce.
Nos pages départementales partent du même BODACC et ajoutent ce que l'annonce ne dit pas : la répartition par activité, les tribunaux qui ont prononcé les jugements, les communes concernées et les prix de cession mesurés sur le territoire.
La méthode qui fonctionne tient en quatre règles, que l'on s'appuie sur le BODACC seul ou sur un outil.
C'est exactement ce travail que nous avons automatisé. Nos listes par région et par secteur et par département partent du même BODACC, mais chaque dossier y est enrichi de son activité, de sa taille, de ses comptes publiés et du professionnel désigné, avec une alerte à chaque nouvelle procédure correspondant à vos critères.
Chercher sans filtre de date. La recherche ramène alors des procédures closes, et le repreneur passe ses premières heures sur des sociétés radiées.
Confondre le siège et le lieu d'exploitation. L'annonce porte l'adresse d'immatriculation. Un restaurant exploité à Saint-Malo mais immatriculé à Rennes apparaît sous Rennes.
Attendre pour appeler. Le mandataire est la seule source qui dise si le dossier est encore ouvert, et ce qu'il reste à céder. L'appel coûte deux minutes et évite des jours d'analyse inutile.
Négliger le type exact de procédure. « Liquidation judiciaire » avec poursuite d'activité et sans poursuite d'activité désignent deux situations sans rapport pour un repreneur.
Déposer hors délai. La date limite de dépôt des offres est un couperet. Une offre remise une heure trop tard est irrecevable, quelle que soit sa qualité.
La liste des entreprises en liquidation judiciaire est publique, gratuite et accessible à tous au BODACC. Elle est exhaustive sur les procédures ouvertes, puisque sa publication est une obligation légale.
Elle demande en revanche un travail de tri que rien n'automatise dans l'outil officiel : pas de filtre par métier, pas de données financières, pas de coordonnées, et des annonces qui restent en ligne longtemps après la clôture de la procédure. Ce tri est précisément ce qui sépare un repreneur qui trouve un dossier d'un repreneur qui abandonne au bout de trois semaines.
Chiffre d'affaires, effectif, secteur et fenêtre de dépôt des offres, ajoutés dossier par dossier.
Le BODACC publie chaque jour des centaines d'annonces de procédures collectives. Méthode pour décoder vite et filtrer les opportunités.
Comprendre les procédures collectives avant de reprendre à la barre. Différences, délais, périmètre repris, acteurs et erreurs.
Décoder un jugement de RJ ou LJ pour décider go/no-go : structure type, signaux à extraire, références légales, erreurs courantes.
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