
Données BODACC officielles · Commerce · France entière · mise à jour quotidienne
11 961commerces à reprendre en Franceen liquidation ou redressement judiciaire
Sur les 11 961 procédures collectives dans le commerce recensées en France, 84 % sont des liquidations judiciaires, et la première activité concernée est commerce de détail.

Commerce en France : toutes les procédures collectives sont publiées au BODACC et mises à jour quotidiennement.
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Le marché commerce en France en chiffres
Sur les 11 961 procédures collectives en commerce en France, 84 % sont des liquidations judiciaires. Premier région concerné : Île-de-France. 1 076 nouvelles ont été détectées ces 30 derniers jours.
Données BODACC · mises à jour quotidiennement.
Quelles activités dans le commerce sont concernées en 2026 ?
Le secteur commerce recouvre des métiers dont l'exposition aux procédures collectives est très inégale. Répartition des dossiers actuellement ouverts, du plus au moins représenté.
- Commerce de détail6 803 · 57 %
- Commerce de gros2 500 · 21 %
- Commerce automobile1 348 · 11 %
- Carrosserie / Mécanique auto1 186 · 10 %
- Pharmacie123 · 1 %

Une opportunité méconnue
Qu'est-ce qu'une entreprise « à la barre » ?
Une entreprise « à la barre » dans le commerce est placée en redressement ou liquidation judiciaire par un tribunal de commerce. Un administrateur ou mandataire judiciaire cherche un repreneur capable de reprendre l'activité via un plan de cession, et de sauver les emplois.
Ces opportunités ne sont jamais listées sur les sites de cession classiques. Elles se jouent dans les tribunaux, en quelques semaines, loin des circuits habituels.
Reprise
Vous êtes repreneur : déposez une offre auprès de l'administrateur judiciaire.
Surveillance
Vous suivez votre marché : alertes sur les concurrents, fournisseurs, secteurs à risque.
Vos garanties
Reprendre dans le commerce, sans les pièges
Un cadre légal qui protège le repreneur : vous savez ce que vous achetez, à un prix validé par la justice.

Pas de reprise des dettes
Vous rachetez les actifs sélectionnés (fonds, matériel, contrats), pas le passif fiscal, social ou fournisseurs.

Prix fixé par le tribunal
Une décote de 30 à 60 % sur la valeur des actifs, homologuée par un juge. Pas de surenchère de gré à gré.

Données 100 % officielles
Chaque dossier provient du BODACC et de l'INPI (greffes des tribunaux de commerce).
Reprendre dans le commerce en France : ce qu'il faut savoir
Le secteur commerce en France, en 2026
Le commerce est le premier secteur de la barre en volume, et celui où la liquidation directe l'emporte le plus nettement sur le redressement.
Ce n'est pas le signe d'un marché sinistré : c'est la conséquence d'un modèle où l'actif tient dans un bail, un emplacement et un stock, trois choses qui se vendent vite et se sauvent mal.
Quand la trésorerie casse, il reste rarement de quoi financer une période d'observation. La répartition par activité dément l'image du seul commerce de centre-ville.
Les deux premières activités concernées relèvent de l'automobile, vente de véhicules puis entretien et réparation, avant l'habillement en magasin spécialisé et l'alimentation générale.
Un repreneur qui ne regarde que les boutiques de centre-ville passe donc à côté de la moitié du gisement.
Géographiquement, le commerce est le secteur le moins concentré de tous ceux suivis ici : l'Île-de-France en tête ne pèse qu'un cinquième des dossiers, contre plus du tiers dans le transport.
Les régions à forte densité de villes moyennes, Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine, région Sud, en portent chacune une part comparable.
Ce qui décide de la valeur ici, avant toute autre considération, c'est le bail commercial : sa durée restante, son loyer révisé, et sa transférabilité. Un fonds sans bail sécurisé ne vaut que son stock.
Les dossiers listés sur cette page proviennent du BODACC et sont mis à jour quotidiennement.
Sources : Altares — Bilan des défaillances d'entreprises 2025 · Le Journal des Entreprises — Près de 70 000 défaillances en 2025
Ce que l'on rachète dans le commerce
Le commerce représente le secteur le plus représenté dans les procédures collectives françaises, avec près de 30 % des liquidations judiciaires chaque année (source : Banque de France).
Cette surreprésentation cache une opportunité structurelle : la grande majorité de ces entreprises sont des fonds de commerce viables que la pression du bail, un changement de zone de chalandise ou une gestion de trésorerie défaillante ont mis en difficulté, et non un effondrement du marché ou du modèle économique lui-même.
Pourquoi ces entreprises entrent en procédure
Les causes de défaillance dominantes dans le commerce sont : la non-renégociation du bail commercial lors du renouvellement triennal (hausse brutale de loyer), la perte d'un anchoring voisin (supermarché, cinéma) qui drainait le flux client, la transition numérique manquée (e-commerce, réservation en ligne), et les stocks mal maîtrisés qui immobilisent le BFR.
Dans le commerce de gros (NAF 46), la défaillance vient souvent d'une dépendance excessive à 1-2 clients représentant plus de 50 % du CA.
Ce qu'il faut vérifier avant de déposer une offre
Trois points de vigilance absolus avant de déposer une offre sur un commerce : (1) le bail commercial : vérifier qu'il est transférable, sa durée restante et le montant du loyer révisé ;
un bail non transférable ou expirant dans moins de 3 ans rend la reprise quasi-impossible ; (2) l'emplacement : le fonds de commerce sans l'emplacement ne vaut souvent rien ;
visiter à plusieurs heures différentes de la journée et analyser les flux piétons/voitures ; (3) la dépendance fournisseur : les centrales d'achat ou exclusivités de distribution qui ne suivent pas le repreneur peuvent tarir le réapprovisionnement dès le J+1.
Le profil que retient le tribunal
Le profil repreneur le plus crédible pour le tribunal dans le commerce : expérience en gestion de point de vente (même secteur adjacent), connaissance de la zone géographique, et financement incluant un BFR de 15-20 % du CA annuel en réserve de démarrage.
Les anciens responsables de rayon grande surface, gérants de franchise ou managers retail sont particulièrement bien positionnés.
Chiffres clés · Commerce
Multiple EBITDA typique à la barre : 1,5 à 3× (contre 3-5× en cession classique). BFR à provisionner : 15-20 % du CA annuel. Délai moyen entre BODACC et audience : 4-6 semaines. Taux de dossiers sans offre concurrente : ~55 %. Ces multiples sont des repères de négociation. Sur les ventes réellement conclues et publiées au BODACC, un fonds de commerce de détail part à 45 450 € à la barre contre 100 000 € de gré à gré : voir les prix de vente réels des commerces, métier par métier.
Prix mesurés, pas estimés
En France, les commerces se vendent 110 000 € en médiane. La moitié des ventes se situent entre 50 000 € et 263 000 €, sur 44 301 cessions réellement conclues et publiées au BODACC.
Prix de vente réels par métierCe que des commerces se sont vendus en France
Des ventes déjà conclues, publiées au BODACC : ce ne sont pas des affaires à reprendre, mais les prix qui permettent de juger celles qui le sont.
Commerce en procédure collective, région par région
- Commerce en Île-de-France2 381
- Commerce en Auvergne-Rhône-Alpes1 473
- Commerce en Nouvelle-Aquitaine1 185
- Commerce en Provence-Alpes-Côte d'Azur1 128
- Commerce en Occitanie1 115
- Commerce dans les Hauts-de-France990
- Commerce dans le Grand Est840
- Commerce dans les Pays de la Loire543
- Commerce en Normandie510
- Commerce en Bourgogne-Franche-Comté441
- Commerce en Bretagne439
- Commerce en Centre-Val de Loire426
Questions fréquentes
- 11 961 dossiers commerce sont détectés en France en ce moment sur JeSuisRepreneur, dont 1 076 publiés au BODACC ces 30 derniers jours. 84 % sont des liquidations judiciaires. Ces données sont mises à jour quotidiennement.
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