
Données BODACC officielles · Commerce en Bretagne · mise à jour quotidienne
391commerces à reprendre en Bretagneen liquidation ou redressement judiciaire

Commerce en Bretagne : toutes les procédures collectives sont publiées au BODACC et mises à jour quotidiennement.
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Le marché commerce en Bretagne en chiffres
Sur les 391 procédures collectives en commerce en Bretagne, 86 % sont des liquidations judiciaires. Premier département concerné : Ille-et-Vilaine. 42 nouvelles ont été détectées ces 30 derniers jours.
Données BODACC · mises à jour quotidiennement.
Commerces en liquidation ou redressement judiciaire, département par département
Les 391 dossiers se répartissent sur 4 départements sans qu'aucun ne dépasse 35 % : Ille-et-Vilaine (35) arrive en tête avec 136, devant Morbihan (56) avec 94 et Finistère (29) avec 85.
Chaque département pèse ici à peu près ce qu'il pèse dans l'ensemble des procédures de la région. En Ille-et-Vilaine (35), premier du secteur, on compte 35 % des dossiers, pour 34 % toutes activités confondues. L'écart le plus net, 1 points au-dessus, se trouve dans les Côtes-d'Armor (22).
- Ille-et-Vilaine (35)dont 16 en redressement ou sauvegarde136
- Morbihan (56)dont 15 en redressement ou sauvegarde94
- Finistère (29)dont 10 en redressement ou sauvegarde85
- Côtes-d'Armor (22)dont 14 en redressement ou sauvegarde76
Quelles activités, devant quels tribunaux
Le secteur est éclaté en Bretagne : 79 activités différentes se partagent les 391 dossiers, et la plus fréquente, commerce de détail d'habillement en magasin spécialisé (47.71Z), n'en réunit que 35, soit 9 %. Viennent ensuite entretien et réparation de véhicules automobiles légers (45.20A) avec 34 et commerce de voitures et de véhicules automobiles légers (45.11Z) avec 31.
21 juridictions différentes ont prononcé ces procédures, et aucune ne domine : la plus active, le tribunal de commerce de Rennes, n'en compte que 107, soit 27 %.
Activités les plus touchées
- Commerce de détail d'habillement en magasin spécialiséCode NAF 47.71Z35
- Entretien et réparation de véhicules automobiles légersCode NAF 45.20A34
- Commerce de voitures et de véhicules automobiles légersCode NAF 45.11Z31
- Commerce d'alimentation généraleCode NAF 47.11B18
- Autres commerces de détail spécialisés diversCode NAF 47.78C12
- Commerce de détail alimentaire sur éventaires et marchésCode NAF 47.81Z12
- Autres commerces de détail alimentaires en magasin spécialiséCode NAF 47.29Z11
- Commerce de détail de la chaussureCode NAF 47.72A10
Tribunaux qui ont prononcé ces procédures
- tribunal de commerce de Rennes107
- tribunal de commerce de Lorient58
- tribunal des activités économiques de Saint-Brieuc57
- tribunal de commerce de Quimper42
- tribunal de commerce de Brest39
- tribunal de commerce de St-Malo38
- tribunal de commerce de Vannes36
- tribunal judiciaire de Vannes1
Et 13 autres juridictions, pour 13 procédures.
Ce qu'il y a à racheter
Sur les 391 entreprises, 18 détiennent une marque déposée à l'INPI, 4 un brevet, 9 ont remporté des marchés publics et 17 exploitent l'enseigne d'un réseau de franchise.
Ce sont souvent des entreprises jeunes : 87 avaient moins de trois ans au jugement, soit 22 %, et l'âge médian ne dépasse pas 6 ans. Pour les 71 qui publient leurs comptes, le chiffre d'affaires médian du dernier exercice est de 330 000 €.

Une opportunité méconnue
Qu'est-ce qu'une entreprise « à la barre » ?
Une entreprise « à la barre » dans le commerce en Bretagne est placée en redressement ou liquidation judiciaire par un tribunal de commerce. Un administrateur ou mandataire judiciaire cherche un repreneur capable de reprendre l'activité via un plan de cession, et de sauver les emplois.
Ces opportunités ne sont jamais listées sur les sites de cession classiques. Elles se jouent dans les tribunaux, en quelques semaines, loin des circuits habituels.
Reprise
Vous êtes repreneur : déposez une offre auprès de l'administrateur judiciaire.
Surveillance
Vous suivez votre marché : alertes sur les concurrents, fournisseurs, secteurs à risque.
Vos garanties
Reprendre en Bretagne, sans les pièges
Un cadre légal qui protège le repreneur : vous savez ce que vous achetez, à un prix validé par la justice.

Pas de reprise des dettes
Vous rachetez les actifs sélectionnés (fonds, matériel, contrats), pas le passif fiscal, social ou fournisseurs.

Prix fixé par le tribunal
Une décote de 30 à 60 % sur la valeur des actifs, homologuée par un juge. Pas de surenchère de gré à gré.

Données 100 % officielles
Chaque dossier provient du BODACC et de l'INPI (greffes des tribunaux de commerce).
Reprendre un(e) commerce en Bretagne : ce qu'il faut savoir
Contexte local — Commerce en Bretagne
En Bretagne, les 391 dossiers de commerces en procédure collective sont presque tous des liquidations judiciaires : 55 seulement, soit 14 %, relèvent d'un redressement ou d'une sauvegarde. Ce qui se présente ici est le plus souvent un fonds ou des actifs à racheter. 42 nouveaux dossiers ont été publiés au BODACC ces 30 derniers jours.
La Bretagne compte environ 45 000 commerces de détail, dont une part significative sous tension depuis 2023.
En 2024, les défaillances d'entreprises bretonnes ont bondi de +16,6 %, avec le commerce en tête des secteurs touchés (21 % du total des procédures).
La dynamique s'est légèrement apaisée en 2025, les défaillances progressant de +3,0 % pour atteindre 2 600 procédures sur l'année, mais le commerce de détail reste l'un des trois secteurs les plus exposés, aux côtés de la construction et de l'hébergement-restauration.
Les causes structurelles sont connues : la pression de l'e-commerce (175 milliards d'euros de ventes en ligne en France en 2024, +9,6 % sur un an) rogne les volumes des points de vente physiques, pendant que les taux d'intérêt élevés de 2023-2024 ont étranglé la trésorerie des petits commerces indépendants.
En Bretagne, 70 % des commerces en pieds d'immeubles restent des enseignes indépendantes, directement exposées à ces chocs. La géographie des difficultés est contrastée.
À Rennes (Ille-et-Vilaine), le taux de vacance commerciale en centre-ville atteignait 10,7 % en 2024, notamment sur l'axe nord-est. La métropole reste dynamique, mais les commerces de mode et de téléphonie souffrent.
À Brest (Finistère), le commerce populaire de centre-ville subit une désaffection de la clientèle, amplifiée par la concurrence des zones commerciales périphériques.
À Saint-Malo, la saisonnalité touristique crée une fragilité chronique : les commerces généralistes peinent à absorber les creux d'activité hors saison estivale. Dans le Finistère intérieur (Quimper, Morlaix), le recul démographique des zones rurales fragilise les commerces de proximité.
Dans le Morbihan, Vannes concentre un commerce côtier fortement saisonnier, tandis que dans les Côtes-d'Armor, Saint-Brieuc illustre la problématique des villes moyennes en déclin commercial.
Pour un repreneur, ces liquidations judiciaires représentent une fenêtre concrète : le prix de cession d'un fonds de commerce en LJ est structurellement inférieur à sa valeur de marché, les stocks et le bail commercial peuvent être inclus dans l'offre, et le tribunal de commerce valide la reprise sous 3 à 6 mois.
Sources : Le Journal des Entreprises — Les défaillances en Bretagne toujours en hausse en 2025, mais contenues · Breizh-Info — Bretagne : plus de 2 200 chefs d'entreprise ont perdu leur activité en 2025 · INSEE — Conjoncture Bretagne n°59 : l'activité se replie en 2025, l'emploi reste stable
Trois vérifications avant de déposer une offre
- Le bail commercial : transférable ou non, durée restante, loyer révisé.
- L'emplacement : les flux de passants et de voitures, observés à plusieurs heures de la journée.
- Les fournisseurs : les centrales d'achat et exclusivités qui ne suivraient pas le repreneur.
Ces vérifications valent partout, pas seulement en Bretagne. Le détail de chacune, les raisons pour lesquelles ces entreprises entrent en procédure et le profil que retient le tribunal sont développés sur la page commerces en liquidation judiciaire en France.
Prix mesurés, pas estimés
En Bretagne, les commerces se vendent 110 000 € en médiane. La moitié des ventes se situent entre 50 000 € et 243 500 €, sur 2 385 cessions réellement conclues et publiées au BODACC.
Prix de vente réels par métierCe que des commerces se sont vendus en Bretagne
Des ventes déjà conclues, publiées au BODACC : ce ne sont pas des affaires à reprendre, mais les prix qui permettent de juger celles qui le sont.
Autres secteurs en Bretagne
Commerce dans d'autres régions
- Commerce dans les Hauts-de-France
- Commerce en Île-de-France
- Commerce en Auvergne-Rhône-Alpes
- Commerce en Occitanie
- Commerce en Nouvelle-Aquitaine
- Commerce dans le Grand Est
- Commerce en Provence-Alpes-Côte d'Azur
- Commerce dans les Pays de la Loire
- Commerce en Normandie
- Commerce en Bourgogne-Franche-Comté
- Commerce à Mayotte
- Commerce en Corse
- Commerce à La Réunion
- Commerce en Martinique
- Commerce en Guadeloupe
- Commerce en Guyane
- Commerce en Centre-Val de Loire
Questions fréquentes
- 391 à ce jour : 336 liquidations judiciaires et 55 redressements ou sauvegardes. Les départements les plus concernés sont Ille-et-Vilaine (35), 136 dossiers, et Morbihan (56), 94 dossiers. Le compte est mis à jour chaque jour à partir des publications du BODACC.
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