
Données BODACC officielles · Industrie dans le Grand Est · mise à jour quotidienne
258entreprises industrielles à reprendre dans le Grand Esten liquidation ou redressement judiciaire

Industrie dans le Grand Est : toutes les procédures collectives sont publiées au BODACC et mises à jour quotidiennement.
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Le marché industrie dans le Grand Est en chiffres
Sur les 258 procédures collectives en industrie dans le Grand Est, 72 % sont des liquidations judiciaires. Premier département concerné : Bas-Rhin. 23 nouvelles ont été détectées ces 30 derniers jours.
Données BODACC · mises à jour quotidiennement.
Entreprises industrielles en liquidation ou redressement judiciaire, département par département
Les 258 dossiers se répartissent sur 10 départements sans qu'aucun ne dépasse 23 % : Bas-Rhin (67) arrive en tête avec 59, devant Haut-Rhin (68) avec 34 et Vosges (88) avec 29.
Chaque département pèse ici à peu près ce qu'il pèse dans l'ensemble des procédures de la région. Dans le Bas-Rhin (67), premier du secteur, on compte 23 % des dossiers, pour 23 % toutes activités confondues. L'écart le plus net, 5 points au-dessus, se trouve dans les Ardennes (08).
C'est dans la Meuse (55) que l'on trouve le plus d'entreprises encore en activité : 5 des 10 dossiers sont des redressements ou des sauvegardes, soit 50 %, contre 28 % sur l'ensemble de la région.
- Bas-Rhin (67)dont 16 en redressement ou sauvegarde59
- Haut-Rhin (68)dont 7 en redressement ou sauvegarde34
- Vosges (88)dont 8 en redressement ou sauvegarde29
- Moselle (57)dont 3 en redressement ou sauvegarde28
- Meurthe-et-Moselle (54)dont 11 en redressement ou sauvegarde27
- Ardennes (08)dont 8 en redressement ou sauvegarde23
- Marne (51)dont 8 en redressement ou sauvegarde22
- Aube (10)dont 4 en redressement ou sauvegarde15
- Haute-Marne (52)dont 3 en redressement ou sauvegarde11
- Meuse (55)dont 5 en redressement ou sauvegarde10
Quelles activités, devant quels tribunaux
Le secteur est éclaté dans le Grand Est : 84 activités différentes se partagent les 258 dossiers, et la plus fréquente, boulangerie et boulangerie-pâtisserie (10.71C), n'en réunit que 71, soit 28 %. Viennent ensuite mécanique industrielle (25.62B) avec 13 et installation de structures métalliques, chaudronnées et de tuyauterie (33.20A) avec 12. Si 84 boulangeries et pâtisseries dans le Grand Est figurent parmi ces entreprises industrielles, c'est que l'INSEE classe la boulangerie-pâtisserie artisanale dans les industries alimentaires (division 10 de la NAF) : des fonds de quartier plus que des sites de production.
20 juridictions différentes ont prononcé ces procédures, et aucune ne domine : la plus active, le tribunal judiciaire de Strasbourg, n'en compte que 47, soit 18 %. 117 procédures, soit 45 %, viennent d'un tribunal judiciaire : en Alsace et en Moselle, c'est sa chambre commerciale qui juge les entreprises, et non un tribunal de commerce.
Activités les plus touchées
- Boulangerie et boulangerie-pâtisserieCode NAF 10.71C71
- Mécanique industrielleCode NAF 25.62B13
- Installation de structures métalliques, chaudronnées et de tuyauterieCode NAF 33.20A12
- PâtisserieCode NAF 10.71D10
- Fabrication de matériel médico-chirurgical et dentaireCode NAF 32.50A10
- Fabrication de structures métalliques et de parties de structuresCode NAF 25.11Z7
- Réparation de machines et équipements mécaniquesCode NAF 33.12Z7
- Fabrication de bièreCode NAF 11.05Z5
Tribunaux qui ont prononcé ces procédures
- tribunal judiciaire de Strasbourg47
- tribunal de commerce d'Epinal28
- tribunal judiciaire de Mulhouse24
- tribunal de commerce de Sedan23
- tribunal des activités économiques de Nancy19
- tribunal de commerce de Troyes15
- tribunal judiciaire de Colmar13
- tribunal de commerce de Reims12
Et 12 autres juridictions, pour 77 procédures.
Ce qu'il y a à racheter
Sur les 258 entreprises, 16 détiennent une marque déposée à l'INPI, 10 un brevet et 11 ont remporté des marchés publics.
Ce sont des entreprises installées : l'âge médian au jugement atteint 10 ans, et 71 avaient plus de vingt ans d'existence. Pour les 98 qui publient leurs comptes, le chiffre d'affaires médian du dernier exercice est de 570 000 €.

Une opportunité méconnue
Qu'est-ce qu'une entreprise « à la barre » ?
Une entreprise « à la barre » dans l'industrie dans le Grand Est est placée en redressement ou liquidation judiciaire par un tribunal de commerce. Un administrateur ou mandataire judiciaire cherche un repreneur capable de reprendre l'activité via un plan de cession, et de sauver les emplois.
Ces opportunités ne sont jamais listées sur les sites de cession classiques. Elles se jouent dans les tribunaux, en quelques semaines, loin des circuits habituels.
Reprise
Vous êtes repreneur : déposez une offre auprès de l'administrateur judiciaire.
Surveillance
Vous suivez votre marché : alertes sur les concurrents, fournisseurs, secteurs à risque.
Vos garanties
Reprendre dans le Grand Est, sans les pièges
Un cadre légal qui protège le repreneur : vous savez ce que vous achetez, à un prix validé par la justice.

Pas de reprise des dettes
Vous rachetez les actifs sélectionnés (fonds, matériel, contrats), pas le passif fiscal, social ou fournisseurs.

Prix fixé par le tribunal
Une décote de 30 à 60 % sur la valeur des actifs, homologuée par un juge. Pas de surenchère de gré à gré.

Données 100 % officielles
Chaque dossier provient du BODACC et de l'INPI (greffes des tribunaux de commerce).
Reprendre une entreprise dans le Grand Est : ce qu'il faut savoir
Contexte local — Industrie dans le Grand Est
Dans le Grand Est, 258 dossiers d'entreprises industrielles sont en procédure collective, dont 73 redressements ou sauvegardes (28 %) et 185 liquidations judiciaires. 23 nouveaux dossiers ont été publiés au BODACC ces 30 derniers jours. Une offre de reprise est à déposer dans les 30 prochains jours.
Le Grand Est concentre l'une des plus fortes densités industrielles de France, héritière des traditions sidérurgiques lorraines, de la chimie alsacienne et de la mécanique champenoise.
Cette richesse productive devient aujourd'hui une exposition au risque : selon Altares, la région a enregistré 4 354 défaillances d'entreprises en 2024, soit une hausse de 34,2 % par rapport aux 4 125 défaillances de 2023, un niveau record qui traduit l'accumulation de plusieurs chocs structurels.
La filière automobile pèse lourd dans ce bilan.
L'usine Stellantis de Mulhouse (Haut-Rhin), premier site de production de véhicules particuliers en France, a réduit drastiquement son activité sous l'effet de la transition vers le véhicule électrique et du recul de la demande européenne.
La chaîne de sous-traitance en souffre directement : Dumarey Powerglide, spécialiste des transmissions installé à Strasbourg (Bas-Rhin), a supprimé 248 postes en octobre 2024 après la décision de son client allemand ZF d'internaliser sa production, avant d'annoncer la fermeture totale du site en janvier 2026, soit 320 emplois supprimés.
À l'échelle nationale, les procédures collectives d'entreprises industrielles de plus de 50 salariés ont bondi de 75 % entre 2024 et 2025 selon Altares.
En Lorraine, la Moselle et la Meurthe-et-Moselle portent encore les séquelles de la désindustrialisation sidérurgique, avec un tissu de PME sous-traitantes en métallurgie et mécanique exposées à la contraction des carnets de commandes allemands, l'Allemagne (Rhénanie-Palatinat, Bade-Wurtemberg) représentant le premier partenaire commercial du Grand Est.
En Champagne-Ardenne, les Ardennes et la Marne concentrent des unités de plasturgie et de transformation métallique historiquement dépendantes des donneurs d'ordres automobiles.
Pour un repreneur, ces liquidations judiciaires ouvrent des opportunités concrètes : machines-outils récentes, lignes d'assemblage, bâtiments industriels en zone d'activité, portefeuilles clients partiels et savoir-faire opérationnel peuvent être acquis à des valeurs d'actifs nettes bien inférieures à leur coût de remplacement, soit souvent 30 à 60 % en dessous du prix de marché dans le cadre d'une cession ordonnée par le tribunal.
Les profils les mieux positionnés sont les industriels déjà présents dans la filière cherchant à consolider des capacités, les fonds de retournement, ou les repreneurs transfrontaliers (Allemagne, Luxembourg, Suisse) attirés par la proximité géographique et les coûts salariaux français.
Sources : Altares — Grand Est : 4 125 défaillances d'entreprises en 2023 (bilan T4 2023) · Le Journal des Entreprises — Dumarey Powerglide Strasbourg cessera ses activités courant 2026 · Altares — Bilan annuel défaillances France T4 2024
Trois vérifications avant de déposer une offre
- Les installations classées (ICPE) : autorisations transférables ou non, et coût de la mise en conformité.
- Les machines : une expertise indépendante avant l'audience, pas la seule lecture des amortissements.
- Les contrats clients : les clauses de résiliation en cas de procédure collective.
Ces vérifications valent partout, pas seulement dans le Grand Est. Le détail de chacune, les raisons pour lesquelles ces entreprises entrent en procédure et le profil que retient le tribunal sont développés sur la page entreprises industrielles en liquidation judiciaire en France.
Prix mesurés, pas estimés
Dans le Grand Est, les entreprises industrielles se vendent 120 000 € en médiane. La moitié des ventes se situent entre 55 000 € et 230 000 €, sur 839 cessions réellement conclues et publiées au BODACC.
Prix de vente réels par métierCe que des entreprises industrielles se sont vendus dans le Grand Est
Des ventes déjà conclues, publiées au BODACC : ce ne sont pas des affaires à reprendre, mais les prix qui permettent de juger celles qui le sont.
Autres secteurs dans le Grand Est
Industrie dans d'autres régions
- Industrie dans les Hauts-de-France
- Industrie en Île-de-France
- Industrie en Auvergne-Rhône-Alpes
- Industrie en Occitanie
- Industrie en Nouvelle-Aquitaine
- Industrie en Provence-Alpes-Côte d'Azur
- Industrie dans les Pays de la Loire
- Industrie en Bretagne
- Industrie en Normandie
- Industrie en Bourgogne-Franche-Comté
- Industrie à Mayotte
- Industrie en Corse
- Industrie à La Réunion
- Industrie en Martinique
- Industrie en Guadeloupe
- Industrie en Guyane
- Industrie en Centre-Val de Loire
Questions fréquentes
- 258 à ce jour : 185 liquidations judiciaires et 73 redressements ou sauvegardes. Les départements les plus concernés sont Bas-Rhin (67), 59 dossiers, et Haut-Rhin (68), 34 dossiers. Le compte est mis à jour chaque jour à partir des publications du BODACC.
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