
Données BODACC officielles · Restauration dans le Grand Est · mise à jour quotidienne
472restaurants et débits de boisson à reprendre dans le Grand Esten liquidation ou redressement judiciaire

Restauration dans le Grand Est : toutes les procédures collectives sont publiées au BODACC et mises à jour quotidiennement.
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Le marché restauration dans le Grand Est en chiffres
Sur les 472 procédures collectives en restauration dans le Grand Est, 83 % sont des liquidations judiciaires. Premier département concerné : Bas-Rhin. 35 nouvelles ont été détectées ces 30 derniers jours.
Données BODACC · mises à jour quotidiennement.
Restaurants et débits de boisson en liquidation ou redressement judiciaire, département par département
Les 472 dossiers se répartissent sur 10 départements sans qu'aucun ne dépasse 18 % : Bas-Rhin (67) arrive en tête avec 84, devant Haut-Rhin (68) avec 82 et Meurthe-et-Moselle (54) avec 79.
Chaque département pèse ici à peu près ce qu'il pèse dans l'ensemble des procédures de la région. Dans le Bas-Rhin (67), premier du secteur, on compte 18 % des dossiers, pour 23 % toutes activités confondues.
C'est en Haute-Marne (52) que l'on trouve le plus d'entreprises encore en activité : 6 des 18 dossiers sont des redressements ou des sauvegardes, soit 33 %, contre 17 % sur l'ensemble de la région.
- Bas-Rhin (67)dont 20 en redressement ou sauvegarde84
- Haut-Rhin (68)dont 13 en redressement ou sauvegarde82
- Meurthe-et-Moselle (54)dont 11 en redressement ou sauvegarde79
- Moselle (57)dont 6 en redressement ou sauvegarde70
- Marne (51)dont 14 en redressement ou sauvegarde54
- Vosges (88)dont 4 en redressement ou sauvegarde30
- Aube (10)dont 5 en redressement ou sauvegarde25
- Ardennes (08)dont 1 en redressement ou sauvegarde19
- Haute-Marne (52)dont 6 en redressement ou sauvegarde18
- Meuse (55)dont 2 en redressement ou sauvegarde11
Quelles activités, devant quels tribunaux
Une activité domine les dossiers de restaurants et débits de boisson dans le Grand Est : restauration traditionnelle (56.10A), avec 216 dossiers sur 472, soit 46 %. Suivent restauration de type rapide (56.10C), 190, et débits de boissons (56.30Z), 52.
23 juridictions différentes ont prononcé ces procédures, et aucune ne domine : la plus active, le tribunal judiciaire de Strasbourg, n'en compte que 59, soit 13 %. 232 procédures, soit 49 %, viennent d'un tribunal judiciaire : en Alsace et en Moselle, c'est sa chambre commerciale qui juge les entreprises, et non un tribunal de commerce.
Activités les plus touchées
- Restauration traditionnelleCode NAF 56.10A216
- Restauration de type rapideCode NAF 56.10C190
- Débits de boissonsCode NAF 56.30Z52
- Services des traiteursCode NAF 56.21Z12
- Restauration collective sous contratCode NAF 56.29A1
- Cafétérias et autres libres-servicesCode NAF 56.10B1
Tribunaux qui ont prononcé ces procédures
- tribunal judiciaire de Strasbourg59
- tribunal judiciaire de Mulhouse54
- tribunal des activités économiques de Nancy52
- tribunal de commerce de Reims45
- tribunal judiciaire de Colmar35
- tribunal judiciaire de Metz35
- tribunal de commerce d'Epinal28
- tribunal de commerce de Briey26
Et 15 autres juridictions, pour 138 procédures.
Ce qu'il y a à racheter
Sur les 472 entreprises, 7 détiennent une marque déposée à l'INPI et 11 exploitent l'enseigne d'un réseau de franchise.
Ce sont souvent des entreprises jeunes : 122 avaient moins de trois ans au jugement, soit 26 %, et l'âge médian ne dépasse pas 5 ans. Pour les 88 qui publient leurs comptes, le chiffre d'affaires médian du dernier exercice est de 220 000 €.

Une opportunité méconnue
Qu'est-ce qu'une entreprise « à la barre » ?
Une entreprise « à la barre » dans la restauration dans le Grand Est est placée en redressement ou liquidation judiciaire par un tribunal de commerce. Un administrateur ou mandataire judiciaire cherche un repreneur capable de reprendre l'activité via un plan de cession, et de sauver les emplois.
Ces opportunités ne sont jamais listées sur les sites de cession classiques. Elles se jouent dans les tribunaux, en quelques semaines, loin des circuits habituels.
Reprise
Vous êtes repreneur : déposez une offre auprès de l'administrateur judiciaire.
Surveillance
Vous suivez votre marché : alertes sur les concurrents, fournisseurs, secteurs à risque.
Vos garanties
Reprendre dans le Grand Est, sans les pièges
Un cadre légal qui protège le repreneur : vous savez ce que vous achetez, à un prix validé par la justice.

Pas de reprise des dettes
Vous rachetez les actifs sélectionnés (fonds, matériel, contrats), pas le passif fiscal, social ou fournisseurs.

Prix fixé par le tribunal
Une décote de 30 à 60 % sur la valeur des actifs, homologuée par un juge. Pas de surenchère de gré à gré.

Données 100 % officielles
Chaque dossier provient du BODACC et de l'INPI (greffes des tribunaux de commerce).
Reprendre un(e) restauration dans le Grand Est : ce qu'il faut savoir
Contexte local — Restauration dans le Grand Est
Dans le Grand Est, 472 dossiers de restaurants et débits de boisson sont en procédure collective, dont 82 redressements ou sauvegardes (17 %) et 390 liquidations judiciaires. 35 nouveaux dossiers ont été publiés au BODACC ces 30 derniers jours.
Le Grand Est concentre une part significative des tensions que traverse la restauration française. En 2024, la région a enregistré 4 354 défaillances d'entreprises toutes activités confondues, soit une hausse de 34,2 % par rapport à 2023 (Altares).
La restauration figure en tête des secteurs sinistrés : au premier trimestre 2025, les liquidations judiciaires ont bondi de 12 % dans la restauration traditionnelle et de 19 % dans la restauration rapide par rapport à la même période en 2024 (HR-Infos).
Sur douze mois glissants, près de 8 647 établissements de restauration ont été touchés à l'échelle nationale, un niveau record. Dans ce tissu régional, les profils de crise varient selon les territoires.
Strasbourg et le Bas-Rhin concentrent une forte densité d'établissements touristiques (winstubs, brasseries, restaurants de la Route des Vins) dont la clientèle internationale compense partiellement la pression sur les loyers commerciaux, en hausse continue.
Fin 2025, la plateforme locale Pokaa recensait 13 fermetures de restaurants strasbourgeois en quelques mois. En Moselle et à Metz, la restauration subit le recul du pouvoir d'achat des ménages ouvriers.
À Nancy et en Meurthe-et-Moselle, plusieurs enseignes de restauration collective ont également disparu. Reims, dans la Marne, voit ses tables haut de gamme fragilisées par la conjoncture morose du marché du champagne.
Colmar et le Haut-Rhin restent exposés à la saisonnalité des marchés de Noël, avec un chiffre d'affaires très concentré sur huit semaines.
Pour un repreneur, chaque liquidation judiciaire est une occasion d'acquérir des actifs réels à prix réduit : fonds de commerce avec clientèle établie, matériel de cuisine professionnel, bail commercial en emplacement prime.
Les dossiers sont instruits par les juridictions de Strasbourg, Metz et Nancy.
Le profil repreneur recherché combine une expérience opérationnelle en salle ou en cuisine, un apport personnel de 20 à 40 % du prix d'acquisition, et une vision claire sur le repositionnement de l'enseigne.
Sources : HR-Infos — Les liquidations judiciaires en hausse dans la Restauration, en recul dans les hôtels et les campings · France Bleu Alsace — En Alsace aussi, les restaurants sont de plus en plus en difficulté · Pokaa — 13 restaurants strasbourgeois qui ont fermé ces derniers mois (fév. 2025)
Trois vérifications avant de déposer une offre
- La licence : attachée au fonds, et non à la personne du gérant.
- L'hygiène : le dernier rapport d'inspection sanitaire, à demander avant la visite.
- L'équipe : le second de cuisine ou le barman à garder, à rencontrer avant l'audience.
Ces vérifications valent partout, pas seulement dans le Grand Est. Le détail de chacune, les raisons pour lesquelles ces entreprises entrent en procédure et le profil que retient le tribunal sont développés sur la page restaurants et débits de boisson en liquidation judiciaire en France.
Prix mesurés, pas estimés
Dans le Grand Est, les restaurants et débits de boisson se vendent 72 000 € en médiane. La moitié des ventes se situent entre 34 038 € et 160 000 €, sur 2 754 cessions réellement conclues et publiées au BODACC.
Prix de vente réels par métierCe que des restaurants et débits de boisson se sont vendus dans le Grand Est
Des ventes déjà conclues, publiées au BODACC : ce ne sont pas des affaires à reprendre, mais les prix qui permettent de juger celles qui le sont.
Autres secteurs dans le Grand Est
Restauration dans d'autres régions
- Restauration dans les Hauts-de-France
- Restauration en Île-de-France
- Restauration en Auvergne-Rhône-Alpes
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- Restauration en Nouvelle-Aquitaine
- Restauration en Provence-Alpes-Côte d'Azur
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Questions fréquentes
- 472 à ce jour : 390 liquidations judiciaires et 82 redressements ou sauvegardes. Les départements les plus concernés sont Bas-Rhin (67), 84 dossiers, et Haut-Rhin (68), 82 dossiers. Le compte est mis à jour chaque jour à partir des publications du BODACC.
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